Empoigner (Définition)
Ce dictionnaire orthographique et grammatical vous permet d’accéder à la définition du mot « empoigner ». Rédiger un lettre de motivation sans faute de français est aujourd’hui indispensable.
Signification éditée par l'Académie française en 1986
XII e siècle, enpuignier, « causer une vive émotion ». Dérivé de poing. Prendre en serrant fortement dans la main. Empoigner son épée. Empoigner un outil, une raquette. Empoigner quelqu'un par le bras, par les cheveux, le saisir fermement, sans ménagement. Vieilli. Se saisir d'une personne pour l'arrêter ou l'expulser d'un lieu. Les gendarmes ont empoigné le maraudeur. Fig. Impressionner fortement. Cette scène a empoigné la salle. Pron. S'empoigner avec un rival, un ennemi, échanger des injures, des coups ; se colleter avec lui. Après s'être injuriés, ils se sont empoignés brutalement.
Source de cette définition (ptidico.com): empoigner
Synonymes
ramasser, tirer, sortir, saisir, attraper, accrocher, agripper, arracher, enlever, ôter, ravir, retirer, happer, emparer, intercepter.
Source des synonymes présentés (ptidico.com) : synonymes empoigner
Antonymes
- lâcher.
Citations du mot "empoigner" dans la littérature française :
Citation n°1 de Georges CUVIER (Leçons d'anatomie comparée)...écartement des pieds de derrière. Tels sont les loutres , les castors , les tortues , etc. Article III. de l'action de saisir, et de celle de grimper. l'homme et un certain nombre d'animaux peuvent empoigner les objets, en les entourant et en les serrant de leurs doigts ; il faut pour cet effet des doigts séparés, libres, flexibles, et d'une certaine longueur. L'homme n'en a de tels qu'à la main ; mais...
Citation n°2 de Jean-Baptiste LAMARCK (Philosophie zoologique)
...une race quelconque de quadrumanes, surtout la plus perfectionnée d'entre elles, perdoit, par la nécessité des circonstances, ou par quelqu'autre cause, l'habitude de grimper sur les arbres, et d'en empoigner les branches avec les pieds, comme avec les mains, pour s'y accrocher ; et si les individus de cette race, pendant une suite de générations, étoient forcés de ne se servir de leurs pieds que pour...
Citation n°3 de Eugène FROMENTIN (Un été dans le Sahara)
...sa bête qui, la bouche baveuse, essoufflée, les flancs saignants, attend, clouée sur place et comme un cheval de bois. Douce et vaillante bête, dès que l'homme a posé la main sur son cou pour empoigner ses crins, son oeil s'allume, et l'on voit courir un frisson dans ses jarrets. Une fois en selle et la bride haute, l'homme n'a pas besoin de lui faire sentir l'éperon. Elle secoue la tête un...
