Abriter (Définition)
Ce dictionnaire orthographique et grammatical vous permet d’accéder à la définition du mot « abriter ». Rédiger un lettre de motivation sans faute de français est aujourd’hui indispensable.
Signification éditée par l'Académie française en 1986
XV e siècle, attestation isolée ; de nouveau au XVIII e siècle. Dérivé d' abri.
1. Mettre à l'abri, protéger. Abriter des outils sous un hangar. Cette colline abrite la maison du vent du nord. Abriter ses soldats derrière un talus. Un port abrité des vents. Pron. S'abriter derrière un mur.
2. Procurer un domicile à ; recevoir, accueillir. Cette cité ouvrière abrite trois mille personnes. Ce bâtiment abrite les services administratifs.
3. Fig. Cacher, dissimuler. Cette façade abrite des entreprises peu avouables. Pron. S'abriter derrière quelqu'un, lui faire assumer la responsabilité d'une décision. S'abriter derrière ses chefs. S'abriter derrière le règlement.
Source de cette définition (ptidico.com): abriter
Synonymes
préserver, couvrir, loger, héberger, cacher, retrancher, se protéger, se barricader, se cacher, se blottir, embusquer, tapir, se terrer, se couvrir.
Source des synonymes présentés (ptidico.com) : synonymes abriter
Antonymes
- découvrir, déloger, exposer.
Citations du mot "abriter" dans la littérature française :
Citation n°1 de René BOYLESVE (La Leçon d'amour dans un parc)...à leur linge et s'habillent, avec des pudeurs, à l'abri des colonnes. Proche de là, Ninon fit construire un champignon pouvant couvrir une compagnie de musiciens et une chaumière rustique où s'abriter en cas de pluie. Elle aimait les concerts à la nuit tombante, aussitôt poussé le dernier cri d'oiseau. Et elle s'énervait par l'effet de la musique et à la contemplation du jeune amour. Parfois...
Citation n°2 de Pierre LOTI (Le Roman d'un enfant)
...sous une grande kichenote blanche (kichenote, un très vieux mot du pays, désignant une très vieille coiffure : espèce de béguin cartonné, qui s'avance comme les cornettes des bonnes soeurs, pour abriter du soleil), Véronique se glissait tout près de Pierre, finissait par s'emparer de sa main et ne la quittait plus. Ils marchaient comme les bébés qui se plaisent, se tenant ferme à pleins doigts,...
Citation n°3 de Pierre LOTI (Le Roman d'un enfant)
...la prescience complète de ces serrements de coeur que je devais connaître plus tard au cours de ma vie de marin, lorsque, par les mauvais temps de décembre, mon bateau entrerait le soir, pour s'abriter jusqu'au lendemain, dans quelque baie inhabitée de la côte bretonne, ou bien et surtout, aux crépuscules de l'hiver austral, vers les parages de Magellan, quand nous viendrions chercher un peu de...
